Zadar

Souvenirs de Zadar, mars 2017

Pour notre premier voyage ensemble depuis ton retour d’Asie, je cherchais, au gré du prix des billets, un endroit en Europe qu’on ne connaîtrait pas encore. Quelque part où voir la mer aussi, mais pas la Grèce ni l’Italie. Je suis tombée sur Zadar, une ville presque comme un palindrome, posée sur la côte de la Dalmatie.

C’est en posant nos valises que j’ai réalisé que l’appartement que j’avais choisi pour le séjour était en fait bien au-dehors de la vieille ville, le centre touristique, celui qui se visite. En même temps j’aurais dû le deviner vu la différence de prix. Tant pis, ça nous faisait une balade pour aller jusque-là, deux arrêts de bus, maximum trois. Et puis on voit la mer depuis le balcon, alors bon.

Pour y arriver, il faut traverser le pont
Le petit centre-ville est niché là-derrière, isolé sur son îlot de terre
serti de petites rues propres et blanches
boulangeries, commerces, point info touristes, tout s’aligne calmement

après la première balade, le joli restaurant où on s’est arrêtés, sur la place, juste après l’église, parce que la terrasse nous plaisait. Parce qu’on avait faim et puis pour se raconter aussi – parce qu’on est de ceux qui se racontent – l’absence, la distance, et les chaleurs trouvées ailleurs. Le vide qui se crée est aussi fort et grand que et le rapprochement qui suit juste après – tout assumer, tout prendre, tout aimer.

les marches qui vont jusque dans la mer, et juste à côté, l’instrument à vent qui chante quand ça souffle
un organe marin qui meugle une mélodie mélancolique face au soleil couchant
le ciel rose sur les vagues et les silhouettes des gens s’embrassant

le wifi dans l’appartement qui sautait pendant qu’on regardait la série italienne non sous-titrée, et Radko qui venait en pantoufles cinq minutes après pour nous dire que c’était réparé

On a déambulé à l’envi, on s’est enivrés, dans des troquets minuscules et dans des bars en plein air, on a balancé nos non-dits contre les pierres, on est partis et on s’est retrouvés.

Zadar, presque un palindrome, petite ville coquette et proprette, aux pavés blancs luisant sous le soleil, quinze jolis pâtés de maison et on en avait fait le tour, c’était parfait pour quelques jours.

Et pour la suite, on s’est barrés à Split.

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