Plage de galets, caramel beurre salé.
On a failli se tromper, partir dans l’autre sens, changer d’avis, mais on y est. Le soleil hésite, mais pas mes pieds, direction l’eau glacée, tant pis, c’est novembre mais c’est la mer quand même. La plage d’Étretat, souvenir flou de mes premiers cours d’Histoire de l’Art, de Gustave Courbet et de bancs d’unif en bois.
Pieds nus mouillés sur les pierres, on a trouvé un coin sous un rocher, loin des gens. Pour lutter entre le foulard, le pétard et le vent.
Et puis ce moment juste après, quand on s’est levés. Figé pour toujours dans un coin de mes souvenirs.
Ensuite, c’est simple, on a passé l’après-midi à rire. Derrière nos lunettes de soleil, réchauffés par le soleil et l’herbe des sommets. Rire avec les crevettes et les autres fruits de mer dans nos assiettes, rire à cause de la serveuse ou des dames de la table à côté. Rire aux larmes avec ce panneau informatif et ses petits dessins qu’on n’arrivait pas à déchiffrer.
Reprendre la route vers Dieppe, et choisir les chansons à la radio. Adele, Marvin Gaye, Cher, et toutes celles qu’on connaissait. Les autres étaient disqualifiées – le classique en premier. Et après sur le retour, Boulevard des Airs qui chantaient ‘Bruxelles’ et nous, dans la même direction.
Les cigarettes magiques bien roulées (merci). Les cigarettes magiques mal roulées (pardon). Peu de cigarettes tout court. Le Wifi, surtout celui qu’on n’a pas voulu nous donner (pourquoi tant de haine ?). Les péages, les Polas, la mer, la mer, la mer, la mer.
C’est la première fois qu’on partait ensemble quelque part.